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mardi 28 décembre 2010

GRENOBLE

Délicieuse dinde que j'ai cuisiné pour notre belle gang
Préfecture sur la place Verdun
Vue sur la ville du haut de la bastille
Vue sur les montagnes de la passerelle St-Laurent
Les bulles et les belles montagnes au couché du soleil

GRENOBLE

Maintenant, direction Grenoble et retrouvailles d’amis québécois pour passer Noël tous ensemble! On prend l’après-midi pour organiser notre liste d’épicerie, quand même faire une épicerie pour 10 ça prend un peu de préparation! On réussit à se préparer une traditionnelle tartiflette pour souper! Le lendemain, on commence par visiter le parc Mistral avec l’ancienne tour d’observation de l’exposition universelle par Perret, et les installations sportives pour les Jeux olympiques. Pendant 2 jours on visite le quartier de la vieille ville, on commence par la place de Verdun qui est entourée d’édifices style renaissance tel que la préfecture et le musée bibliothèque. On continue notre chemin vers la montagne, on passe devant le lycée Stendhal, ancien collège des Jésuites, on marche le long de la rue de Bonne, on visite la place Victor Hugo crée en 1885, on visite l’église St-Louis et on en profite aussi pour se réchauffer; on dirait bien que la température du Québec ne veut pas nous lâcher! On continue en passant devant les vestiges de l’enceinte gallo-romaine puis on se rend à la place Grenette où on admire la belle fontaine sculptée avec des dauphins. On apprend que le symbole de Grenoble est celui du dauphin puisque celle-ci était la capitale du Dauphiné; ancienne province française qui était donnée au fils du roi : le Dauphin. On se dirige ensuite vers le jardin de ville qui est juste à côté de l’hôtel Lesdiguières et du collégial St-André. St-André est une église construite en 1220 par le dauphin Guiges VI dans un style très médiéval en brique. À partir du parc, on monte une première fois dans les bulles, téléphérique qui nous mène jusqu’à la Bastille. Du haut du belvédère Vauban, on peut admirer toute la ville et les montagnes. La première fois, nous sommes allés le soir, nous avons pu voir la ville tout illuminée, la deuxième fois, le jour lorsqu’il faisait soleil nous avons vraiment pu voir toute l’étendue du site et les magnifiques montagnes avec leurs sommets blancs. Nous avons visité un musée qui raconte la vie de ceux qui ont défendu la ville et les montagnes pendant les différentes guerres et nous avons aussi vu l’ancien fort utilisé pour la défense. Redescendu, on passe par la passerelle St-Laurent, positionnée sur l’emplacement du premier pont médiéval au XIe siècle, on visite la place Notre-Dame et l’église du même nom. On visite également le musée de l’évêché et de l’histoire d’Isère où on peut voir les vestiges du baptistère Notre-Dame qui date du IVe siècle. Nous visitons aussi les Halles Ste-Claire, la Porte de France, la Casamaures et le Centre National d’Art contemporain. Dernier souper avec les amis puis on retourne à Paris !

LYON

Place des Terreaux, fontaine et Hôtel de Ville.
Basilique Notre-Dame de Fourvière
Ville de Lyon
Atelier de soie, étape du coloriage.
Vue sur le Rhône et la ville

Vacances de Noel - LYON

Départ, lundi le 20 décembre à 21h direction Lyon! Arrivés à Lyon, nous attrapons le dernier métro et nous rendons chez un couple d’amis qui nous hébergent durant notre séjour. Le premier jour, on visite le grand parc de la Tête d’Or et la cité internationale dont la conception a été faite par l’architecte Renzo Piano. On longe les berges du Rhône jusqu’au pont Morand où on traverse le beau fleuve turquoise et on arrive sur la place Pradal entre l’Opéra qui a été rénové par Jean Nouvel et l’Hôtel de Ville. Toujours sur la presqu’ile entre le Rhône et la Saône, on visite la Place des Terreaux avec, en son centre, une magnifique fontaine et bordée tout autour par l’Hôtel de Ville et le musée de style renaissance. On prend plaisir à se promener dans la ville et ses petites rues bordées de boutiques jusqu’à la rue Grenette qu’on emprunte pour traverser le pont Alphonse Juin qui enjambe la Saône. On se retrouve alors dans la section de la vieille ville de Lyon. On aperçoit déjà la fameuse basilique Notre-Dame au sommet de la montagne Fourvière. On se promène sur la rue St-Jean et on apprend que les Frères Lumières qui sont les inventeurs du cinéma sont originaires de Lyon et ainsi plusieurs musées expliquent leurs histoires. On apprend aussi que les marionnettes Guignol ont été créées en 1808, à Lyon, par Laurent Mourguet, d’ailleurs le Théatre Le Guignol propose encore de nos jours des spectacles avec ces marionnettes. On débute ensuite notre ascension de la montagne en passant par les petits escaliers et passages qu’on appelle «traboules». Ces petits passages étroits ont été construits au IVe siècle pour permettre aux habitants de s’approvisionner en eau au bord de la Saône. Finalement rendu en haut, on se réfugie à l’intérieur de la basilique pour se protéger de la pluie. Construite au XIXe siècle par Pierre Bossan, elle est située sur le cœur de l’ancien forum de la cité romaine. On quitte donc la basilique pour aller voir les vestiges gallo-romains des anciens théâtres. Les deux théâtres sont très impressionnants, par leur taille, leur complexité et leur très bonne conservation. Ils n’étaient pas si fous que ça ces Romains! La vue sur la ville est à couper le souffle à partir de la colline, on sent qu’on est beaucoup plus au sud de la France, les maisons sont plus colorées et semblent plus chaleureuses avec leurs toits en tuiles rouges, même sous la grisaille de la pluie. On redescend la montagne, visite la place St-Jean et l’église du même nom et retournons sur la presqu’ile pour visiter la place Bellecour, plus grande place en France. On retourne ensuite à la maison en empruntant la rue de la République. Lendemain matin : soleil! Chose très rare en France en hiver, on en profite pour aller se promener sur les pentes de la Croix-Rousse pour admirer la ville et on peut même voir les Alpes! Le quartier de la Croix-Rousse raconte le passé industriel de la ville qui a fait de Lyon une ville si importante grâce au savoir-faire du tissage de la soie par les Canuts. En effet, au XVe siècle Lyon est la ville par excellence du commerce de la soie en provenance d’Italie à cause des confluences du Rhône et de la Saône. On visite le dernier atelier de soie qui travaille encore à la main dans la région. On nous explique les différents procédés pour le tissage, le coloriage et la conception des étoffes. Pour souper, on essaie un resto traditionnel lyonnais; bien, mais bon les andouillettes ne sont pas le plat le plus appétissant… Pour notre dernier avant-midi on visite la maison du Livre de Mario Botta et le centre-ville de Lyon avec son fameux crayon lyonnais.

samedi 18 décembre 2010

La villa Savoye

Terrasse au centre de la villa
Vue sur la terrasse depuis le séjour
Escalier en béton
Façade
Devant

12 décembre

En apercevant quelques rayons de soleil dans le ciel, on se décide à aller visiter la Villa Savoye construite par Le Corbusier en 1930. Au premier coup d’œil, vous allez tous vous dire que c’est une maison bien ordinaire, mais non! Détrompez-vous. Il faut se remettre dans le contexte; 1930 : ce qui est considéré comme beau en architecture est encore le Classique ou le Renaissance, la construction de pierre, la maçonnerie porteuse et les toits hauts. Le Corbusier propose alors une architecture moderne et fonctionnelle qui contredit pratiquement tout le contexte de 1930. La villa est un objet architectural posé sur une pelouse entourée de prairies et de vergers dominant la vallée de la Seine. Elle est la parfaite illustration issue des recherches formelles sur la théorie des cinq points de l'architecture moderne formulée par le concepteur suisse en 1927, pour théoriser les principes fondamentaux du Mouvement moderne : les pilotis, les toits-jardins, le plan libre, la fenêtre en bandeau et la façade libre. Les théories tiennent principalement du principe constructif utilisé soit le système poteau/dalle. Les espaces à l’intérieur sont incroyablement lumineux et bien conçus. Mobilier adapté, intégré, conception ergonomique, garage, tout ça pour 1930! La visite fut une réelle révélation architecturale.

mardi 7 décembre 2010

6 décembre

5 décembre 23h00 Pat : «Qu’est-ce qu’on fait demain je suis en congé?»
23h10 Ge : «On va visiter la ville de Reims, ca va être génial!»
23h15 Billets achetés!

Sur l’idée d’un instant, nous nous retrouvons donc à Reims à 8h du matin. Il fait même encore noir et nous sommes encore endormis. Nous partons de la gare et marchons en direction du centre de la ville. On croise la porte de Mars, le seul arc gallo-romain qui demeure encore dans la ville et construit en l’an 200. On continue notre marche et traversons la place de l’Hôtel de Ville. Ensuite on voit le musée-hôtel Le Vergeur, une des seules maisons qui n’a pas été détruite pendant la Première Guerre mondiale. On apprend par la suite que, durant la guerre, 7900 maisons sont complètement détruites et 6000 sont gravement endommagés ce qui laisse seulement 60 maisons habitables en 1918. L’architecture de la ville est donc assez moderne par endroits et il y a également beaucoup de style art nouveau. On passe devant le cryptoportique gallo-romain et on arrive finalement à la cathédrale. Wow! Réalisation majeure de l’art gothique, la cathédrale fêtera ses 800 ans l’année prochaine. Reims est la ville des sacres royaux, ainsi la cathédrale a été le théâtre de 25 sacres royaux dont le premier fut le baptême de Clovis. La cathédrale a été touchée durant la guerre et les ouvriers viennent tout juste de terminer la restauration. On passe à côté du palais du Tau (qui évidemment est fermé puisqu’on est lundi) et on se dirige vers l’est de la ville pour aller voir l’église St-André. On redescend ensuite vers le sud pour aller voir la Basilique St-Rémi. Cette basilique romano-gothique est l’une des plus remarquables réalisations de l’art roman dans le Nord de la France. Elle a été construite au XI siècle pour abriter la sainte ampoule qui contenait l’onguent pour frictionner les rois lors du sacre. L’intérieur est vraiment très impressionnant. Après un bon diner, on visite l’église Ste-Clothide. On traverse ensuite le square St-Nicaise ou se trouve une ancienne tourelle de défense datant du temps des Romains. Juste en face la fameuse maison de champagne La veuve Clicquot et puis juste à côté la maison Villa Demoiselle et la maison Pommery, où nous allons d’ailleurs visiter les caves. Ah oui nous avons aussi appris, à notre grand bonheur que Reims est la ville du champagne! Pendant la visite nous apprenons la méthode de fabrication du champagne, l’histoire de la maison et visitons les caves où sont entreposées les bouteilles à la main dans les anciennes carrières de craie. L’endroit très sombre et humide est favorable à la fermentation du champagne qui peut durer plus de 30 ans et plus la bouteille est grosse, plus c’est long. Après la visite, la dégustation! Nous terminons notre belle journée avec un bon souper et une visite des marchés de Noël et retournons à la maison bien heureux d’avoir vu Reims, sa cathédrale, ses biscuits roses et son champagne.